Cross & Crown

« Mais celui qui a été abaissé pour un peu de temps au-dessous des anges, Jésus, nous le voyons couronné de gloire et d’honneur à cause de la mort qu’il a soufferte, afin que, par la grâce de Dieu, il souffrît la mort pour tous.»
Hébreux 2:9
Le plus grand sacrifice de l’histoire de l’humanité : la mort de Jésus-Christ à la croix. Le Christ est descendu sur terre, a pris la forme d’un homme, pour finalement mourir et ressusciter trois jours après. N’y avait-il pas un autre moyen ou une autre solution pour Dieu, que d’envoyer son Fils bien aimé ? Explorons les écritures pour comprendre l’histoire derrière cette magnifique fête de Pâques.
La raison de sa venue
Dès l’instant où le péché s’est immiscé dans la relation entre l’homme et Dieu, celui-ci s’est mis en quête de la rétablir. Lorsque Adam et Ève se sont cachés de la Présence de Dieu après avoir péché, le Seigneur posa une question toute simple à l’homme « Où es-tu ? » (Genèse 3:8-9). Il s’agissait bien d’une question rhétorique, car il est évident que Dieu connaissait déjà la réponse à son interrogation. Mais je pense que Dieu voulait faire passer un message : son amour pour l’homme est plus fort que le péché qui les sépare. À travers l’Ancien Testament, nous voyons comment Dieu a essayé à plusieurs reprises de restaurer sa relation avec l’homme, mais la loi du péché et de la mort régnait même sur ceux qui n’avaient pas transgressé, à cause de la désobéissance du premier homme, privant tout le monde de la gloire de Dieu (Romains 3:23 ; 5:12-21).
« En effet, le Fils de l’homme est venu chercher et sauver ce qui était perdu.» Luc 19:10 PDV2017
La réalité est que le sacrifice parfait ne pouvait être offert que par celui qui possède la nature divine. L’abolition de la loi du péché et de la mort ne pouvait être réalisée que par la mort de « celui qui n’a point connu le péché. […] » (2 Corinthiens 5:21)
Commençons notre voyage au cœur de la passion du Christ
Jésus-Christ a toujours su ce qu’il devait subir, il savait quelle serait sa finalité : qu’il serait livré pour être crucifié (Matthieu 26:2). Mais cela ne l’a pas empêché d’aller jusqu’au bout, car son désir était de faire la volonté du Père, en accomplissant les prophéties annoncées dans l’Ancien Testament (Matthieu 5:17).
Alors qu’il s’apprête à être crucifié, soit environ 1 500 ans après la première Pâque juive, Jésus, en présence de ses disciples, instaure une « nouvelle Pâque » qu’il introduit lors d’un évènement connu comme la « Cène ». La Pâque juive n’était qu’une figure qui annonçait ce qui arriverait au Messie. En prenant le pain sans levain, Jésus explique que ce dernier représente son corps et que le vin représente Son sang qui sera versé peu de temps après pour la délivrance des pécheurs (Marc 14:12-24). Le plan de Dieu était parfait : alors que dans l’Ancien Testament il fallait des sacrifices d’animaux purs et sans tâches pour le pardon des péchés et l’accès au salut, Jésus est venu, sans péchés, et s’est donné lui-même en sacrifice, tel un agneau ; son sang fut versé et son sacrifice remplaça les sacrifices d’expiation de l’ancienne alliance que Dieu avait faite avec Israël.
Après avoir partagé le repas de la Pâque avec ses disciples, Jésus se retira pour prier à la montagne des oliviers : Gethsémané. Plusieurs disent que cet épisode était la première « croix » de Jésus. Car par ses prières dans ce jardin, Il a su voir et ressentir ce qui lui était réservé, Son côté Divin, a pu voir l’avenir et son côté humain a ressenti la douleur qui allait s’en suivre. Dans Matthieu 26 au verset 39 (version PDV2017) il est écrit : « il va un peu plus loin, il se jette par terre, le front contre le sol. Et il prie en disant : « Mon Père, si c’est possible, éloigne de moi cette coupe de souffrance ! Pourtant, ne fais pas comme je veux, mais comme tu veux ! » la suite du chapitre nous informe que Jésus a fait cette prière trois fois, demandant et implorant la volonté de son Père, au-dessus de la sienne. Bien qu’il désirait la volonté de Dieu, la vision de l’atroce souffrance avenir a poussé Jésus dans l’agonie, et sa sueur devint comme des grumeaux de sang, qui tombaient à terre, et un ange apparu du ciel pour le fortifier (Luc 22:43-44). Conscient de ce qu’il s’apprêtait à vivre, le Christ a souffert d’un stress, d’une angoisse et d’une peur extrême, il a réellement souffert un supplice insoutenable. Jésus n’a jamais été obligé de mourir et souffrir pour nous, s’il le voulait, il aurait très bien pu invoquer son Père qui lui donnerait à l’instant une myriade d’anges pour venir à son secours (Matthieu 26:53). Non, Jésus s’est totalement abandonné dans les mains du Père, il a placé en lui une confiance absolue, même après la mort, afin que Dieu puisse le ressusciter.
Cet abandon dans la volonté du Père lui a donné la force de surmonter les souffrances qu’il a endurées. Lorsque la foule portait de fausses accusations contre Jésus, et que le sacrificateur Caïphe le provoquait en disant : « Ne réponds-tu rien ? » (Matthieu 26:62), la seule réponse du Christ face à ces calomnies était le silence. La scène est pourtant poignante puisque l’un est un sacrificateur juif, homme pécheur, et l’autre est le souverain sacrificateur du ciel et de la terre, le Fils de Dieu, en qui il n’y a aucun péché.
Et voici, l’une des scènes les plus atroces sur le chemin qui mène à la crucifixion de Jésus : à la demande de Pilate, il fut battu avec un fouet portant des lanières de cuir incrustées de métal. J’ai lu que de nombreuses personnes n’ont pas survécu à cette flagellation cruelle; les fouets étaient réputés pour percer la peau et sectionner les muscles et les tendons jusqu’à l’os. Le Christ a délaissé son diadème céleste pour porter une couronne d’épines, lui qui est vêtu d’une grande lumière, d’une gloire splendide et d’une majesté infinie, est désormais nu, habillé d’un manteau écarlate en guise de pure moquerie. C’est son amour pour nous qui lui a permis d’endurer un tel traitement.
Le plan de la crucifixion commence, cette méthode d’exécution était l’une des plus atroces et horribles, destinées pour les pires criminels. Les mêmes mains qui ont guéri les malades, purifié les lépreux et multiplié les pains et les poissons sont désormais percées par un clou sur du bois. Les pieds de celui qui est venu apporter la bonne nouvelle de paix, les pieds qui ont toujours marché dans la droiture et la justice, les mêmes pieds qui ont marché sur l’eau sont maintenant cloués et immobiles. La Bible nous dit qu’il est resté crucifié pendant plus de six heures ! Imaginez-vous un peu à quel point les mains et les pieds de Jésus cloués au bois devaient supporter tout le poids de son corps.
Voici la définition de l’amour : Jésus, se tenant sur le bois, nu, charcuté, humilié, esseulé; quel magnifique tableau conçu dans le cœur même de Dieu ! Voici l’expression d’un Dieu qui nous a tant aimés qu’il a envoyé Son Fils unique afin que quiconque croit en lui puisse vivre, et vivre éternellement (Jean 3:16).
Une nouvelle ère
J’aimerais partager avec vous une pensée du pasteur Jean-Luc Trachsel :
Il y a un passage dans Jean 20 aux versets 15 à 17 qui peut sembler anodin mais qui dévoile toute la beauté de la résurrection.
« Jésus lui dit : Femme, pourquoi pleures-tu ? Qui cherches-tu ? Elle, pensant que c’était le jardinier, lui dit : Seigneur, si c’est toi qui l’as emporté, dis-moi où tu l’as mis, et je le prendrai. Jésus lui dit : Marie ! Elle se retourna, et lui dit en hébreu : Rabbouni ! c’est-à-dire, Maître ! Jésus lui dit : Ne me touche pas ; car je ne suis pas encore monté vers mon Père ».
Nous constatons que Marie Madeleine pensait s’adresser à un jardinier. Ce mot « jardinier » paraît étrange et non-convenable dans ce contexte… et pourtant, il pointe à la puissance de résurrection de Christ. En effet, l’être humain avait perdu son identité en péchant dans un jardin appelé Eden (ce qui signifie « plaisir »). Au travers d’un arbre vivant, l’arbre de la connaissance entre le bien et le mal, la mort vint sur toute l’humanité. Mais, au travers d’un arbre mort, le bois, la croix de Jésus, vint la vie éternelle. Dès à présent, Jésus viendra habiter dans nos cœurs, un jardin intérieur et intime, où sa présence est notre délice.
Nous voyons enfin Marie de Magdala qui fut la première à toucher le Christ ressuscité, voulant le garder et s’agripper à lui par amour. Un parallèle entre cette Marie et Marie la mère de Jésus se brosse ; l’une était vierge et pure, et fut la première à toucher Jésus quand il naquit. Elle clôtura le temps des ordonnances et des rites en donnant naissance à celui qui viendra accomplir toute la loi de Moïse et établir la nouvelle loi royale de l’amour.
Marie de Madeleine, quant à elle, fut délivrée de 7 démons par Jésus et le toucha en premier quand il revint des morts. Cette relation avec Jésus inaugure l’ère de la miséricorde et de la rédemption de Dieu – accessible à toutes et tous en Christ.
Jean-Luc Trachsel Ministries
Jésus a inauguré une nouvelle ère où tous les hommes peuvent être sauvés, non pas par mérite, mais par la grâce divine. Le Fils de Dieu, a vécu comme un homme afin que par son corps meurtri nous puissions avoir la vie, et la vie en abondance (Jean 10:10). De plus, Jésus a voulu nous comprendre. Il est passé par la honte, la tentation, les douleurs les plus atroces, les pleurs, le stress, l’agonie jusqu’à avoir des sueurs semblables à des grumeaux de sang, la trahison (Matthieu 26:14-38), l’abandon de ses disciples, de sa famille, même de Dieu le Père (Matthieu 27:46) et la mort. Tel un grand frère, Il a payé le prix, a ouvert le chemin, afin que nous aussi, nous puissions triompher de toutes sortes de tribulations (Jean 16:33). Il a pris sur lui, Il est mort pour nous donner la vie. Voici la puissance de sa résurrection !
Quel que soit ce que nous traversons, nous devons garder à l’esprit que Jésus a déjà vaincu cela à la croix de Golgotha. Il a été humain comme nous, et il nous comprend parfaitement. Nous ne sommes pas seuls dans notre confusion, dans nos doutes, dans nos frustrations, Jésus a également vécu cela et Il veut nous aider à surmonter nos peurs et à devenir des nouvelles créatures, ayant la nature divine (2 Corinthiens 5:17).
La passion de Christ se termine sur une note victorieuse, glorieuse et heureuse. En effet, avant de rendre son dernier souffle, Jésus s’écria : « Tout est accompli », changeant ainsi le cours de l’histoire de l’humanité. Lorsque le voile du Temple fut déchiré (Matthieu 27:51), Dieu voulait nous faire comprendre deux choses : premièrement, l’accès au lieu très saint est désormais possible, peu importe notre race, notre culture, notre genre, notre profession, etc. nous pouvons tous désormais avoir accès à la présence de Dieu en permanence. La deuxième annonce que le Dieu Tout-Puissant ne vivra plus dans un temple fait de pierres froides à Jérusalem, Il fera sa demeure dans des pierres vivantes qui est l’Église, Corps de Christ.
Alors n’attendons pas et célébrons tous les jours le Ressuscité, pas seulement durant la période de Pâques, car ce sacrifice est la preuve de son amour qui se manifeste dans nos vies à chaque instant.
Il t’aime et tu as du prix à Ses yeux.

