Mon silence T’adore

Dans cette pièce, je choisis le silence.
Assise, la tête dans les nuages, je choisis le silence.
Dans ce silence, je réfléchis.

Je pense à tout ce que j’ai vécu et à ce qui m’est réservé.
D’ici, je peux entendre des voix : des cris, des pleurs, des rires à l’extérieur.
Mais je préfère rester ici, dans le silence, et je vais Te dire pourquoi :

Ce silence est un signe de révérence, c’est la reconnaissance de Ta grandeur et de Ta Seigneurie.
Ce silence me permet de Te rencontrer, ô toi Être Suprême, souverain dans Sa totalité.

Je me suis toujours demandé ce que je dirai si je Te rencontrais en personne. Quel serait le premier mot que je prononcerais ? Quelles questions poserais-je ? Quelles émotions éprouverais-je en premier ? Serait-ce de l’étonnement, du bonheur, de la satisfaction ou de la peur  ?

Mes réponses ont probablement changé au fil du temps en fonction des circonstances, jusqu’au jour où j’ai été persuadée que je resterai silencieuse. Non pas parce que je n’aurai rien à dire, mais parce que toutes mes questions trouveraient leurs réponses immédiatement.

Dès l’instant où j’aperçois le pan de Ta robe, dès que je m’apprête à former ma première syllabe, ce sentiment de questionnement s’envole, il disparaît devant Ta splendeur, Ta beauté et Ta majesté.

Je choisis le silence, parce que je me rends compte qu’il y a bien plus à voir qu’à dire. Je ne peux pas parler, car je suis trop occupée à Te regarder, à T’admirer, à essayer de saisir tout ce que Tu dégages, ainsi qu’à résister à la beauté de cette lumière resplendissante qui émane de Toi.

Soudainement, j’ai un trop plein d’émotions ; est-ce de l’amour, de la reconnaissance, de la mélancolie, de la tristesse ou de la paix ?

Pour être honnête, je n’arrive pas à les déchiffrer correctement, car elles arrivent toutes en même temps et je n’ai jamais ressenti cela auparavant. J’ai même l’impression que je découvre de nouveaux sentiments et de nouvelles sensations, quelque chose que le monde ne connaît pas, une émotion sans nom, inconnue du plaisir mondain, quelque chose de pur et d’authentique, qu’on ne ressent uniquement en présence du Créateur des émotions.

« Je demande à l’Éternel une chose, que je désire ardemment: Je voudrais habiter toute ma vie dans la maison de l’Éternel, Pour contempler la magnificence de l’Éternel et pour admirer son temple. » Psaumes 27 : 4

La contemplation

Je ne sais pas si c’est votre cas, mais j’ai eu pendant longtemps l’impression de prier un Dieu que je ne connaissais pas. Je savais qu’il était bon et qu’il m’avait rachetée par son amour, mais il me manquait quelque chose. J’avais besoin de plus, mais je ne savais pas quoi exactement.

En priant, il m’a fait comprendre que j’avais besoin de plus de lui.
J’ai alors commencé à prier à ce sujet et à désirer sa présence.
C’est en cherchant sa présence que j’ai appris sur la contemplation.
Le texte que vous avez lu dans la première partie de l’article est le résultat de cette révélation.

Bien sûr, il n’y a pas une prière plus importante que les autres, mais j’estime qu’il est important de savoir quand demander, intercéder, louer, rendre grâce ou adorer.

L’adoration est une prière très puissante par laquelle on reconnaît qui est Dieu. C’est également le mode de vie de tout chrétien, car nous avons été créés pour le plaisir et la gloire de Dieu. Notre premier objectif est de lui être agréables et de réaliser sa volonté. Lui-même dit que nous devons l’adorer en esprit et en vérité (Jean 4:24). La contemplation est une forme d’adoration, de dévotion; c’est la méditation profonde sur l’Être même de Dieu.

Il m’a appris que la prière ce n’est pas seulement parler, mais c’est aussi voir avec les yeux de l’esprit, croire et contempler. Je le remarque lorsque je lis l’Ancien Testament, en particulier le livre d’Esaïe ou les Psaumes. Je trouve très impressionnante la façon dont les prophètes décrivent Dieu, la manière dont ils parlent de sa puissance et de sa beauté, sans nécessairement l’avoir vu physiquement.

Dans sa grâce, que Dieu nous ouvre les yeux de la foi pour que nous puissions constamment voir ses merveilles (Psaumes 119:18), mais aussi l’infinie grandeur de sa puissance qui se manifeste avec efficacité par la vertu de sa force (Ephésiens 1:18-23). Ce ne sont pas seulement de belles paroles, mais une réalité, une vérité qu’il est possible de découvrir avec l’aide de l’Esprit Saint. En faisant de Dieu notre vérité, il nous libère des mensonges établis dans notre système de pensée, qui nous empêchait de le voir tel qu’il est, même des mensonges dont nous n’avions pas conscience.

Si nous ne prenons pas garde, nous pouvons facilement laisser les désirs du monde, les problèmes, les distractions nous voiler la face et nous empêcher de contempler Dieu. Cela semble être un concept abstrait, mais il faut se rappeler que 1 Jean 5:20 dit : « nous savons aussi que le Fils de Dieu est venu, et qu’il nous a donné l’intelligence pour connaître le véritable ; et nous sommes dans le véritable, en son Fils Jésus Christ. » En Jésus, nous avons l’intelligence nécessaire pour comprendre les principes célestes. Il est réellement le Chemin, la Vérité et la Vie. En dehors de lui, il n’y a pas de vie.

Fixer les regards sur lui, permet de réaliser que son silence n’est pas synonyme de son absence. Dans les moments difficiles, il est facile de croire que Dieu ne nous écoute pas parce qu’il est silencieux. Si seulement nous étions conscients de l’immensité de sa puissance et de sa force, et que nous ne devions pas attendre qu’il parle pour savoir qu’il agit, nous serions plus confiants pour affronter les situations difficiles. Dans Exode 15:8 la bible dit : « au souffle de tes narines, les eaux se sont amoncelées, Les courants se sont dressés comme une muraille, les flots se sont durcis au milieu de la mer.» Ce texte nous explique que Dieu a séparé la mer rouge pour les enfants d’Israel par le souffle de ses narines. Vous pouvez vous imaginer ? Nous qui respirons savons combien cela ne demande aucun effort de souffler dans ses narines! Et c’est ce petit geste de rien du tout, qui a opéré l’un des plus grands miracles de l’humanité ! Wow, je suis éblouie par la grandeur et la puissance de Dieu ! Et si notre Dieu est puissant, alors nous le sommes aussi. Tel il est, tel nous sommes, n’est-ce pas  ? Cela doit nous donner le courage d’avancer, de persévérer, d’oser, de croire, car nous marchons avec le Dieu des miracles et des prodiges, qui fait toutes choses à merveilles !

Une chose que j’ai apprise et qui m’a aidé à pouvoir contempler Dieu, c’est de ne jamais s’habituer à lui. Je le répète : Dieu est grand, infiniment grand ! Si grand que l’intelligence humaine ne peut le comprendre ni même le contenir. C’est avec cette attitude que nous devons aller dans sa présence, nous devons savoir que chaque moment passé dans sa présence est unique. S’habituer à la présence de Dieu, c’est enfermer Dieu dans un cadre logique et protocolaire. Ce cas illustre parfaitement la phrase qui dit que la religion est différente de la relation : nous désirons avoir une relation avec Dieu, pas simplement faire les choses comme d’habitude, car il est plus grand que ce que nous pensons de lui.

2 Corinthiens 3:18 : « Nous tous qui, le visage découvert, contemplons comme dans un miroir la gloire du Seigneur, nous sommes transformés en la même image, de gloire en gloire, comme par le Seigneur, l’Esprit.»

ll nous aime et désire nous rencontrer.

Alors laissons-nous porter dans la présence de Dieu, pour nous imprégner de sa nature, afin que nous puissions rayonner davantage.

Il t’aime et tu as du prix à Ses yeux.

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