« Ne vous conformez pas au siècle présent, mais soyez transformés par le renouvellement de l’intelligence, afin que vous discerniez quelle est la volonté de Dieu, ce qui est bon, agréable et parfait. » Romains 12:2 LSG

Accepter Jésus-Christ comme Seigneur et Sauveur est une grâce inestimable. Dès qu’une personne dit « oui » à Jésus, le processus de transformation s’enclenche dans tout son être. Contrairement à ce que l’on pourrait penser, chacun a un parcours unique et Dieu agit avec chacun de nous de manière particulière. Ainsi, nous n’avons ni les mêmes chemins, ni les mêmes défis, mais le résultat attendu est le même pour tous : devenir de véritables disciples de Christ.

Dès l’instant où nous choisissons de changer de direction pour vivre pour Christ, le Saint-Esprit commence à produire en nous le désir de faire la volonté de Dieu. Son but est justement de nous rendre capables de vivre pleinement cette volonté, jour après jour. C’est à ce moment que nous commençons à expérimenter notre marche avec Dieu, guidés par son Esprit Saint.

Malheureusement, nous vivons dans un monde qui est sous la puissance du malin : « Le monde entier est sous la puissance du malin » (1 Jean 5:19). Et le but ultime du diable est justement de nous empêcher de vivre selon la volonté de Dieu, encore moins de devenir de vrais disciples.

Un disciple

Un disciple est une personne qui croit, qui obéit, qui apprend, qui imite et qui surtout met en pratique les enseignements de son maître. Plus encore, le disciple est considéré comme un successeur, un continuateur, une personne qui plus tard va transmettre les enseignements reçus.

Un disciple croit

Croire est la première condition pour suivre Jésus, donc pour être un véritable disciple. Il est écrit dans Jean 3:16 :

« Car Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne périsse point, mais qu’il ait la vie éternelle. »

La volonté de Dieu est que nous ne périssions pas, mais que nous ayons la vie éternelle. Or, comme le dit 2 Corinthiens 4:3-4 :

« Si notre Évangile est encore voilé, il est voilé pour ceux qui périssent ; pour les incrédules dont le dieu de ce siècle a aveuglé l’intelligence, afin qu’ils ne voient pas briller la lumière de l’Évangile. »

Ce passage montre que ceux qui ne croient pas à l’Évangile sont perdus, car leur intelligence est aveuglée. La foi est donc un élément central dans la vie du disciple.

Comment pourrions-nous aspirer à devenir comme Christ si nous ne croyons pas en lui ? Sans la foi, il est impossible de manifester sa nature en nous. La foi est ce moteur qui nous pousse à avancer à contre-courant, même au milieu des épreuves.

Les premiers disciples avaient une foi ferme et inébranlable ; c’est cette foi qui leur a permis de prêcher l’Évangile dans plusieurs villes, malgré les nombreuses persécutions.

Un disciple obéit

L’obéissance est un principe incontournable pour celui qui suit Christ. Comme le dit l’Écriture, « l’obéissance vaut mieux que le sacrifice » : il s’agit d’obéir même lorsque cela est difficile, coûteux ou que tout le monde va dans le sens contraire. Obéir, c’est accepter d’être parfois incompris, critiqué, ou rejeté pour la gloire de Dieu. Il est important de mentionner que nous ne pouvons pas obéir par nos propres forces, nous devons nous appuyer sur le Saint-Esprit.

En ce qui me concerne, j’ai plusieurs fois expérimenté l’assistance du Saint-Esprit dans ma quête d’obéir à Dieu. Ce n’est pas toujours évident au quotidien : parfois j’y arrive, d’autres fois non. Je vous avoue que je vivais mal les moments où je n’arrivais pas à obéir ou à crucifier ma chair. Mais le Saint-Esprit m’a montré qu’il est vraiment un conseiller qui, dans ma conception, confectionne un programme bien particulier pour chacun d’entre nous afin que nous puissions y arriver.

Au même moment il nous conseille, il nous encourage lorsque nous obéissons à sa voix, nous réconforte et nous reprend avec amour lorsque nous n’y arrivons pas dans certains domaines. Une chose est certaine, il est présent à chaque pas pour nous rassurer et nous montrer le chemin.

Un disciple apprend

Le disciple est comme un élève devant son maître : il est en apprentissage toute sa vie. Il n’arrive jamais au point de tout connaître. Apprendre signifie progresser pas à pas, même au travers des erreurs.

C’est pourquoi il ne faut pas se laisser écraser par la culpabilité : les erreurs font partie du processus.

L’exemple de Thomas Edison illustre bien cette vérité. Lorsqu’un journaliste lui demanda ce que cela faisait d’avoir échoué plus de 2 000 fois avant d’inventer l’ampoule, il répondit :

« Je n’ai pas échoué ; j’ai simplement découvert 2 000 façons qui ne fonctionnent pas. »

De la même manière, il nous faut persévérer dans notre apprentissage de la vie de disciple.

L’église locale joue ici un rôle essentiel : c’est un lieu où nous recevons des enseignements, où nous grandissons par la communion fraternelle et le service, et où nous bénéficions de l’expérience de nos aînés dans la foi. Cependant, notre modèle ultime reste Jésus-Christ.

Un disciple est curieux : il pose des questions, cherche à comprendre, accepte d’être repris. Les disciples de Jésus furent parfois repris pour leur manque de foi ou leur manque de persévérance dans la prière, mais ces corrections ont produit en eux une foi solide, comme on le voit dans les Actes des Apôtres. Leur transformation était si visible que l’on reconnaissait qu’ils avaient été avec Jésus.

Un disciple imite

Pour nous, cela signifie imiter Jésus dans notre manière de penser, de parler et d’agir.

Paul dit dans 1 Corinthiens 11:1 :

« Soyez mes imitateurs, comme je le suis moi-même de Christ. »

Jean confirme dans 1 Jean 2:6 :

« Celui qui dit qu’il demeure en lui doit marcher aussi comme il a marché lui-même. »

Et Éphésiens 5:1-2 exhorte :

« Devenez donc les imitateurs de Dieu, comme des enfants bien-aimés ; et marchez dans l’amour, à l’exemple de Christ, qui nous a aimés et s’est livré lui-même à Dieu… »

Imiter Jésus, c’est adopter son humilité, son amour, sa patience, son obéissance au Père et sa compassion envers les autres. Cela implique de renoncer à nos anciennes habitudes pour revêtir la nature de Christ, afin que notre vie devienne un témoignage vivant de l’Évangile.

Un disciple met en pratique

Nous ne pouvons être de vrais disciples sans mettre en pratique au quotidien les enseignements que nous recevons. Être disciple, c’est avant tout briller, éclairer par notre témoignage et participer à la mission que Jésus nous a confiée : faire de toutes les nations des disciples (Matthieu 28:19-20).

Comment pourrions-nous y parvenir si nous-mêmes ne vivons pas selon ces enseignements ? La transformation commence par notre propre vie. Nous devons refléter Christ, d’abord par notre caractère, car comme on aime souvent le dire, nous sommes parfois la seule Bible que certaines personnes auront l’occasion de lire.

Dans un monde où règnent l’injustice, l’égoïsme et l’individualisme, nous sommes appelés à pratiquer le bien, la justice et surtout l’amour. C’est ainsi que nous devenons une lumière qui éclaire ceux qui nous entourent.

Un religieux

Le piège du religieux est souvent subtil et insidieux. Un religieux peut sembler très engagé dans les pratiques, les rites et les traditions, mais cela ne garantit pas une vraie relation avec Dieu. Jésus a souvent dénoncé cette religiosité superficielle, notamment chez les pharisiens, qui étaient attachés aux formes extérieures sans que leur cœur soit transformé.

Dans Matthieu 23:3, Jésus dit à la foule au sujet des pharisiens :
« Faites donc et observez tout ce qu’ils vous disent ; mais n’agissez pas selon leurs œuvres. Car ils disent, et ne font pas. »

Plus loin, au verset 5 :
« Ils font toutes leurs actions pour être vus des hommes. »

Contrairement au disciple, le religieux soigne davantage son apparence de chrétien sans en avoir la réalité intérieure. Jésus les a même qualifiés de « tombeaux blanchis » (Matthieu 23:27) : beaux à l’extérieur, mais remplis de choses mortes à l’intérieur.

Le religieux n’a pas ce désir profond de s’améliorer ni de grandir spirituellement. Il compte davantage sur ses connaissances, ses diplômes, son expérience accumulée dans l’église, que sur la puissance du Saint-Esprit. Sa foi devient mécanique, dépourvue de vie, un simple rituel culturel : aller à l’église, prier, chanter certains chants… mais sans réelle connexion spirituelle. La conscience de la vérité ne produit plus d’effet en lui, car il n’est plus sensible à l’Esprit.

Il faut se garder, car nous sommes tous à risque. Personne n’est à l’abri de tomber dans ce piège. Sans une intimité sincère et une dépendance totale au Saint-Esprit (seul capable de nous rendre agréables à Dieu) nous risquons de glisser vers une religiosité vide de sens.

Le Saint-Esprit est notre avantage, notre force. Dès lors que nous perdons cette communion, que nous marchons selon la chair, que nos pratiques deviennent des protocoles ou des habitudes humaines plutôt que des actions poussées par l’Esprit, nous empruntons le chemin de la religiosité.

Le disciple, lui, n’est pas parfait. Bien au contraire, il reconnaît ses imperfections et s’appuie sur la perfection de Dieu. Le disciple peut tomber, mais ce qui le distingue, c’est son désir ardent de plaire au Père et sa capacité à attendre et écouter le Saint-Esprit, comme les apôtres dans la chambre haute avant la Pentecôte (Actes 1).

La subtilité du péché réside dans le fait qu’on finit par penser qu’on peut y arriver seul, que la prière n’est plus nécessaire, et que l’on maîtrise sa vie spirituelle. Peu à peu, on ferme ses oreilles à la voix de l’Esprit et on persévère dans de mauvaises voies.

Cette descente est insidieuse : elle commence par de petites failles, imperceptibles, jusqu’à ce qu’on retombe dans de vieilles habitudes, sans s’en rendre compte.

Ainsi, à force de s’éloigner de l’Esprit, on finit par tomber dans l’iniquité : une désobéissance profonde et enracinée, qui éloigne de Dieu et durcit le cœur.

Ce qui distingue le disciple, c’est aussi son humilité devant Dieu lorsqu’il commet un péché. Le disciple reconnaît ses fautes, les confesse avec un cœur repentant et cherche la restauration. Un bel exemple est David, qui, après son péché avec Bethsabée, s’est ouvertement humilié devant Dieu en demandant pardon (Psaume 51).

À l’inverse, le religieux a souvent du mal à reconnaître ses manquements. Son orgueil ou son amour-propre l’empêchent de se repentir sincèrement. Il se croit souvent juste ou meilleur que les autres, ce qui le rend insensible à la conviction de l’Esprit et empêche la vraie transformation.

Comme il est écrit dans Jean 16:8 : « Et quand il sera venu, il convaincra le monde en ce qui concerne le péché, la justice, et le jugement. »

L’iniquité : un piège subtil et profond

La Bible utilise plusieurs termes pour parler de la désobéissance à Dieu : péché, transgression, et iniquité. Parmi eux, l’iniquité est la forme la plus grave. Elle est préméditée, enracinée, persistante, et tend à s’intensifier avec le temps. Souvent, elle commence par un compromis apparemment mineur, un péché que l’on croit pouvoir contrôler. Mais peu à peu, ce mal s’installe et déforme entièrement notre cœur.

Un exemple frappant est celui de David. Il convoita Bethsabée, commit l’adultère, puis fit tuer son mari (2 Samuel 11). L’iniquité avait pris possession de lui, jusqu’à ce que Dieu l’interpelle par le prophète Nathan. Cette intervention divine souligne une vérité essentielle : il est important de bien s’entourer. Parfois, nous sommes aveuglés par nos propres erreurs, incapables de percevoir le mal que nous faisons. Pourtant, ceux qui nous entourent, s’ils sont sincères et guidés par le Saint-Esprit, ils peuvent nous aider à voir nos fautes et nous ramener sur le bon chemin. Ce regard extérieur, souvent bienveillant mais ferme, est indispensable pour notre croissance spirituelle et pour éviter que le péché ne s’enracine profondément en nous.

Heureusement pour nous, la Bible est claire : Dieu pardonne même l’iniquité (Michée 7:18), mais seulement à condition que nous reconnaissions notre faute et que nous revenions à lui. Sinon, le péché s’installe profondément, enchaîne le cœur, le durcit, et conduit à une vie totalement détournée de Dieu (Romains 1:28). L’iniquité finit alors par devenir une véritable identité.

Mais, comme David, si nous crions à Dieu avec un cœur brisé (Psaume 51:2), nous ferons l’expérience puissante de sa miséricorde.

Le danger des apparences : Matthieu 7:21-24

Jésus met en garde contre ceux qui se contentent d’un christianisme de surface :
« Ceux qui me disent : Seigneur, Seigneur ! n’entreront pas tous dans le royaume des cieux, mais celui-là seul qui fait la volonté de mon Père qui est dans les cieux. Plusieurs me diront en ce jour-là : Seigneur, Seigneur, n’avons-nous pas prophétisé par ton nom ? n’avons-nous pas chassé des démons par ton nom ? et n’avons-nous pas fait beaucoup de miracles par ton nom ? Alors je leur dirai ouvertement : Je ne vous ai jamais connus, retirez-vous de moi, vous qui commettez l’iniquité. » (Matthieu 7:21-23 LSG)

Avec ce passage, Jésus souligne une vérité profonde et subtile : il ne suffit pas de dire « Seigneur » ni même d’agir en son nom. Ce qui compte, c’est faire réellement la volonté du Père. Et ce qui frappe dans ce texte, c’est le verset 21 :
« Celui-là seul qui fait la volonté de mon Père… »

Cela révèle que le nombre ne compte pas aux yeux de Dieu. Même si une seule personne marche sincèrement dans sa volonté, c’est elle qui héritera du Royaume. Jésus nous rappelle que la vérité ne se mesure pas à la foule ni aux apparences.

Dans un monde où il est facile de se laisser entraîner par la masse, être disciple authentique est souvent un chemin solitaire, à contre-courant, face à mille religieux préoccupés uniquement par l’image extérieure.

Il t’aime et tu as du prix à Ses yeux.

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